mardi, 17 octobre 2017

Pacte de Najran

Lors de la réunion   mensuelle de dialogue du 22 mai 2013,

Mourad Kechirat a proposé le texte suivant pour l’échange et la méditation :

Sourate 29, Al Ankabout,  Aya 46 « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre ( Juifs et Chrétiens ), sauf ceux d’entre eux qui sont injustes » . Et dites: « Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que  nous nous soumettons ».
Hadith du Prophète (PSSL)
« Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.» Rapporté par Muslim
Le pacte de Najran établi par le prophète (PSSL) par ordre de Dieu :
« Charte de protection donnée par Dieu et son apôtre à ceux qui ont reçu le Livre (sacré), aux chrétiens qui appartiennent à la religion de Najran ou à toute autre secte chrétienne. »
La Promesse à Ste Catherine :« Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. »

« Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.» Rapporté par Muslim.
Une délégation de Chrétiens vint à Médine en provenance de Najran, une ville du sud-ouest d’Arabie, le Prophète les reçut dans sa mosquée et les invita à dire leurs prières à l’intérieur de la mosquée. Les Musulmans disaient leurs prières d’un côté de la mosquée et les Chrétiens de l’autre. Au cours ce cette visite, le Prophète discuta aimablement avec eux sur  de nombreux sujets. [ Référence : La Sira d’Ibn Ishâq et voir Nûr Al  yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed.Dar  al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 309]

Il y a La Promesse à Sainte Catherine :

« Ceci est un message de Muhammed ibn  Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le  christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec  eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous  portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par  Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle  contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne  doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni  l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez  les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de  Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes  alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose.  Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les  musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme  chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu  sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller  prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans.  Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le  caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul  musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier (fin du monde). »

 

A la demande de nos frères chrétiens, nous insérons le texte entier du   pacte de Najran établi par le prophète  (PSSL) par ordre de Dieu :

« “Au nom de Dieu clément et miséricordieux.” Charte de protection donnée par Dieu et son apôtre à ceux qui ont reçu  le Livre (sacré), aux chrétiens qui appartiennent à la religion de  Najran ou à toute autre secte chrétienne. Il leur a été écrit par  Mahomet, envoyé de Dieu près de tous les hommes, en gage de protection  de la part de Dieu et de son apôtre, et afin qu’il soit pour les  musulmans qui viendront après lui un pacte qui les engagera, qu’ils  devront admettre, reconnaître pour authentique et observer en leur  faveur. Il est défendu à tout homme, fût-il gouverneur ou détenteur  d’autorité, de l’enfreindre ou de le modifier. Les Croyants ne devront  pas être à la charge des chrétiens, en leur imposant d’autres conditions que celles qui sont portées dans cet écrit. Celui qui le conservera,  qui le respectera, qui se conformera à ce qui y est renfermé,  s’acquittera de ses devoirs et observera le pacte de l’apôtre de Dieu.  Celui qui, au contraire, le violera, qui s’y opposera, qui le changera,  portera son crime sur sa tête ; car il aura trahi le pacte de Dieu,  violé sa foi, résisté à son autorité et contrevenu à la volonté de son  apôtre : il sera donc imposteur aux yeux de Dieu. Car la religion que  Dieu a imposée, et le pacte qu’il a fait, rendent la protection  obligatoire. Celui qui n’observera pas ce pacte, violera ses devoirs  sacrés, et celui qui viole ses devoirs sacrés n’a pas de fidélité et  sera renié par Dieu et par tous les croyants sincères. La raison pour  laquelle les chrétiens ont mérité d’obtenir ce pacte de protection de  Dieu, de son envoyé et des croyants, est un droit qu’ils se sont acquis, et qui engage quiconque est musulman, d’obtenir cette charte établie en leur faveur par les hommes de cette religion et qui force tout musulman à y avoir égard, à lui prêter main-forte, à la conserver, à la garder  perpétuellement et à la respecter fidèlement.

  • la protection de Dieu et la garantie du prophète Mahomet, envoyé de  Dieu, s’étendent sur Najran et alentours, soit sur leurs biens, leurs  personnes, la pratique de leur culte, leurs absents et présents, leurs  familles et leurs sanctuaires, et tout ce qui grand et petit, se trouve  en leur possession
  • aucun évêque ne sera déplacé de son siège épiscopal,
  • ni aucun moine de son monastère,
  • ni aucun prêtre de sa cure,
  • aucune humiliation ne pèsera sur eux,
  • ni le sang d’une vengeance antérieure à la soumission,
  • ils ne seront ni assemblés ni assujettis à la dîme,
  • aucune troupe ne foulera leur sol
  • et lorsqu’un d’eux réclamera son dû,
  • l’équité sera de mise parmi eux
  • ils ne seront ni oppresseurs ni opprimés
  • et quiconque d’entre eux pratiquera dans l’avenir l’usure, sera mis hors de ma protection
  • aucun homme parmi eux ne sera tenu pour responsable de la faute d’un autre »